Comment pensent les forêts. Vers une anthropologie au-delà de l’humain d'Eduardo Kohn
Soutenir le regard face à un jaguar que l’on croiserait dans le haut Amazone équatorien est un enjeu vital. La nuit, il est ainsi primordial pour les Runa d’Ávila de dormir sur le dos, d’être prêts à ouvrir les yeux, au cas où un tel être surgirait de l’obscurité. Pour le jaguar, l’absence de regard...
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| Formato: | article |
| Lenguaje: | FR |
| Publicado: |
Érudit
2017
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| Acceso en línea: | https://doaj.org/article/3d0ee5cb0df44355bc30e9182bfbddfe |
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| Sumario: | Soutenir le regard face à un jaguar que l’on croiserait dans le haut Amazone équatorien est un enjeu vital. La nuit, il est ainsi primordial pour les Runa d’Ávila de dormir sur le dos, d’être prêts à ouvrir les yeux, au cas où un tel être surgirait de l’obscurité. Pour le jaguar, l’absence de regard échangé ramènerait l’humain au statut d’objet, au statut de proie. C’est par cette anecdote qu’Eduardo Kohn, anthropologue à l’université McGill, introduit son ethnographie sur les Runa quichuaphones d’Ávila intitulée Comment pensent les forêts. |
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